Les PEPERES, LES TERRITORIAUX

se MUTENT EN CANTONNIER POUR la refection de la roUTE

 

 

 

Pour alimenter la bataille géante les cantonniers du génie et de la territoriale rempierrent sans cesse la départementale 35.

   La Commission régulatrice est prête. Son chef, le commandant Girard, fait ouvrir des carrières le long de la route où 1200 territoriaux, chaque jour, jettent directement de la pierraille sous les roues à bandages pleins des véhicules qui, à la vitesse de 15 à 20 km/h, font eux-mêmes office de rouleau compresseur.

      La route est dans un état épouvantable, criblée de fondrières, malgré le travail incessant des cantonniers, sans compter que durant les mois d'hiver, elle est souvent verglacée, et que les bandages pleins tournent sans prise dans les flaques de boue.

   Dans les derniers jours de février; 18 bataillons de travailleurs, soit 8 200 hommes, sont employés à l’entretien de la route ou à l’exploitation des carrières ouvertes à proximité. Entre Bar-le-Duc et Verdun, on compte jusqu’à 20 travailleurs au kilomètre, remuant en moyenne chacun 10 m3 de terre ou de pierres par jour, et même jusqu’à 15 m3 durant la période critique du dégel au cours de laquelle la route risque de se transformer en un bourbier inutilisable. En dix mois, 900.000 tonnes de pierres vont être utilisés pour que la voie demeure praticable.

 

 

Cette route où les camions se suivaient à se toucher. Cette route où des centaines de territoriaux jetaient des pierres à longueur de journées et de nuits sans jamais interrompre ni même ralentir le trafic. Qu'un camion tombe en panne, il était aussitôt poussé hors de la chaussée (Verdun - Georges Blond )

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La dernière mise à jour de ce site date du 03-janv.-2011