HISTORIQUE DU 33e R.I.Plus besoin de cavesson que d’espron. (Devise faite par le Duc de Roman)

 

 

I - Le Régiment de Touraine

 

Le baron de Plessis Joigny, gouverneur d’Angers créa le 17 janvier 1625, un nouveau régiment de pied dont il fut le « Mestre de Camp » qui se distingua en plusieurs campagnes. Ce régiment qui porte son nom, comprend une ancienne compagnie de garnison appartenant déjà au Baron et neuf compagnies d’une nouvelle levée. Il est dissout dès le 26 mai l626. Mais il est rétabli le 28 juillet 1627 pour participer au siège de La Rochelle.

Devenu en 1632, le Régiment de Saint-Offange, du nom de son nouveau Mestre de Camp, il prend part au cours des années suivantes à diverses campagnes en Savoie, en Lorraine, en Alsace, puis en Allemagne et en Italie du Nord.

Sous le commandement du colonel de La Frezelière, sa conduite lors de la défense du village d’Albonig lui valut de recevoir en mai 1636, le drapeau blanc (régiment du roi) avec le nom de régiment de Touraine. A partir de ce moment le régiment a joué partout un rôle très brillant.

Un nouvel uniforme fit son apparition, c’est un habit gris blanc à parements bleus avec une double poche en long à bord droit. Les boutons sont en cuivre : 5 aux parements et 6 aux poches. Le chapeau est bordé d'or.

On retrouve le régiment dans le Milanais, le Roussillon puis au Piémont où il prend part au siège de Turin (1640) et à celui de Trino (1643). Il tient ensuite garnison dans cette ville jusqu'à son retour en France en 1650.

Deux ans plus tard il revient de nouveau au Piémont puis après un bref passage devant Stenay il part en Catalogne. Il rentre en France après le traité des Pyrénées.

En 1669 il est du nombre des régiments envoyés au secours des Vénitiens assiégés dans Candie par les Turcs. L’opération terminée il vient tenir garnison en Picardie.

En 1674 il participe à la campagne de Flandre sous Condé, passe ensuite aux ordres du Maréchal de Turenne qui lui confie la garde des ponts du Rhin.

En 1677 il revient à l'Armée de Flandre pour la prise d’assaut de Valenciennes, Sa belle conduite lui acquiert le privilège envié de porter la poche « à la mousquetaire », en souvenir de l'appui énergique prêté dans cette chaude affaire au prestigieux corps des mousquetaires.

Après le siège de St Omer, il retourne en Allemagne et au Luxembourg puis il participe à la conquête du Palatinat en l689.

L’année suivante le Régiment de Touraine se distingue à la bataille de Fleurus, prenant 6 canons à l'ennemi puis il assiège Mons. Il rejoint ensuite l'armée d'Allemagne.

Au cours des années suivantes il combat au Piémont (1693 - La Marsaille) puis en Catalogne (siège de Barcelone en 1697).

Le traité de Ryswick le ramène en France mais dès le début de la guerre de Succession d'Espagne il est employé à l'occupation de la Flandre espagnole.

Après le combat de Nimègue en 1702, il rejoint l'armée d'Allemagne et en 1704 passe en Italie.

Sous les ordres du Duc de Vendôme, il prend ensuite part au siège de Chivasso, et aux batailles de Cassano (1705) et de Calcinato (1706). Considérablement éprouvé et réduit à 447 hommes il couvre le 7 septembre 1706 la retraite de l'armée et grâce à une intense activité déployée pour rendre un sentier carrossable il permet le repli de l'artillerie dans le défilé de Pérouse.

Incorporé à l'Armée du Dauphiné il secourt en 1707 la ville de Toulon assiégée par les Autrichiens et les Piémontais. Puis après quelques mois passés sur le Rhin il revient en Flandre, et se distingue, par sa bravoure et sa discipline, pendant toute la durée de la belle défense de Lille.

En 1709 il assiste à la sanglante bataille de Malplaquet, où les soldats, malgré les privations de vivres, jetèrent le pain qu’on venait de leur distribuer afin de courir plus vite à l’ennemi. Il contribue à la défense de Douai et de Maubeuge. Après la victoire de Denain en 1712, il reprend Douai, Le Quesnoy et Bouchain.

C'est ensuite un nouveau séjour en Allemagne auquel il est mis fin par la signature de la Paix de Rastadt. Il rentre alors en France.

Envoyé sur les Pyrénées en 1719. Il prend part aux sièges de diverses places fortes dont celle de San-Sébastien.

En 1739 son uniforme subit quelques modifications : chapeau bordé d'argent, les boutons d'étain au lieu de cuivre.

 

 

 

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Les nouveaux drapeaux et enseignes de compagnies sont partagées par une grande croix blanche centrale en quatre quartiers de couleurs différentes :

- en haut : jaune d'or (contre la hampe) et bleu azur.

- en bas : vert de gris (contre la hampe) et rouge vermillon brique.

Bataille de Fleurus, le 1er juillet 1690

Prise de Valenciennes, 17 mars 1677 (tableau Alux jean, (dit) Le Romain)