Les réfugiés sont rattrapés par les éléments avancés allemands

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Cpt Cagna et son AX2-RM Gnome-Rhone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Artilleurs français mettant en position un canon antichar Hotchkiss de 25mm
 

Le 4e Regiment de dragons portés

EN ACTION près d’Arras

21 mai 1940, La 7e Panzer Division est aux abords d'Arras

Au Pont du Gy

Dans l'après-midi, des tanks descendent la côte, avancent jusqu'au passage à niveau et font demi-tour. Les réfugiés nombreux dans les fermes et maisons du hameau sortent aussitôt et partent acclamer ceux qu'ils croient être des Canadiens !... Leur déception est grande lorsqu'ils voient qu'un des engins arbore un grand drapeau à croix gammée !

A 14 heures, le général commandant le 34e Corps se rend au poste de combat de la 7e Panzer Division qui est à Vis-en-Artois. Il lui donne l'ordre de progresser vers Arras. La Division SS Totenkopf (tête de mort) doit avancer au Sud de la Route de Cambrai - Arras. Elle devra rester au Sud d'Arras et rejoindre la 7e Panzer Division pour barrer la route Arras -Doullens vers Agny et Wailly.

Aux abords d'Arras, aux premières heures

On trouve la 7e Panzer Division à Beaurains ; la 5e Panzer Division entre Beaurains-Tilloy ; la SS Totenkopf Division à Mercatel, et la 8e Panzer Division qui continue sa poussée et dont les arrières sont sur l'axe Boisleux-Beaumetz-Avesnes-le-Comte.

Des chars de la 3e DLM qui opéraient dans la région Biache-Vitry doivent rejoindre la droite de l'attaque prévue par les Britanniques, c'est-à-dire vers Berneville-Simencourt.

A Farbus, 12 heures

Après une action en Belgique, de durs combats du côté du Quesnoy où les pertes en hommes  et matériel sont sévères, quinze chars Somua du 4e Régiment de Cuirassiers, placés sous les ordres du lieutenant de Vandières, rejoignent le lieutenant-colonel Pinon, arrivé à Farbus. Pour les chars Hotchkiss, journée semblable à celle de la veille : surveillance de la boucle du canal ; pas d’incidents à noter.

Tous les chars de la brigade ne forment plus qu’un seul groupement (Somua et Hotchkiss) aux ordres du lieutenant-colonel Pinon.

En cette matinée du 21, la population a continué de quitter la ville. Les évacués vont vers l'inconnu. Les magasins endommagés par le bombardement voient arriver les premiers pilleurs dont le nombre augmente sans cesse. La plupart des habitants reste dans les abris et ne sort que si cela est absolument indispensable.

Avec le 6e Régiment de Fusiliers de la 7e PZ Division

Après les combats de Berneville qui ont causé bien des soucis à ce régiment, celui-ci peut maintenant continuer sa progression.

A 14 h 15, il franchit la Scarpe et peu après gagne Mont-Saint-Eloi.

Deux compagnies y parviennent sans difficulté et c'est alors que, vers 15 heures, un violent feu d'artillerie arrose le village, suivi bientôt d'une attaque de chars qui, cette fois, sont français. Ce sont les escadrons du 18e Dragons et du groupement du 4e Cuirassiers qui opèrent en fin de journée au Mont-Saint-Eloi une contre attaque vigoureuse.

La situation s'aggrave pour les allemands, les compagnies n'ont pas d'armes lourdes et ne peuvent rien contre les chars. Les hommes qui sont aux positions avancées, en terrain découvert, sont bousculés, terrorisés et obligés de se replier. Bon nombre d'entre eux sont tués. Dans le village ils se cachent et sont rapidement faits prisonniers.

Le soir tombe, la 7e PZ Division doit arrêter son attaque contre Mont-Saint-Eloi qu'elle vient de perdre. Elle doit progresser vers Villers-au-Bois et Camblain-l'Abbé.

L'attaque du Mont-Saint-Eloi, vue du côté français

Le 1er Bataillon du 4e RDP parvenu à La Targette reçoit l'ordre d'attaquer Mont-Saint-Eloi. Il est sous les ordres du capitaine Clavé, renforcé de deux pelotons de chars Somua du 18e Dragons qui doit progresser derrière eux en trois échelons.

- 1er échelon : l'escadron Motos du lieutenant de Marne à pied.

- 2e échelon : les escadrons de Fusiliers Amemann et Lejoindre.

- 3e échelon : l'escadron des mitrailleuses et engins du capitaine Clavé.

L'attaque débouche à 15 heures. Un bond de regroupement est prévu à mi-chemin entre le point de départ et Mont-Saint-Eloi.

Au moment où les chars français abordent les abords de la ferme de Berthonval, une tragique méprise se produit. Des Artilleurs britanniques qui sont là en position ouvrent le feu avec leurs canons anti-tanks contre les Français. Ces derniers ripostent, détruisent les 2 canons et mettent hors de combat les canonniers britanniques.

La marche reprend, les Dragons-portés abordent le village et, sous les tirs de l'ennemi, ils le forcent à se replier en désordre. Les chars progressent ; du matériel motorisé et un canon anti-tank sont abandonnés. Mont-Saint-Eloi est repris.

Bon nombre d'Allemands se cachent dans les maisons, les caves. Chaque escadron entreprend la fouille d’une partie du village et bientôt les prisonniers affluent tandis que l'armement et le matériel récupéré s'empilent sur la place. On compte 130 prisonniers qui, sous bonne garde, sont conduits à La Targette.

Dans la soirée, un lieutenant et quelques soldats allemands qui s'étaient bien cachés sont encore capturés. Il faut maintenant penser à assurer la défense du village qui vient d'être repris alors que l'artillerie allemande lui administre un violent bombardement qui durera jusqu a une heure avancée de la soirée.

Les dragons subissent des pertes au cours de la mise en place du système de défense. Trois points d'appui sont ainsi établis :

- au Sud-Ouest, celui du lieutenant Lejoindre, formé d’éléments du 4e Escadron renforcé du peloton motorisé de l’aspirant Fremaux et du groupe Motos du maréchal des Logis-chef Marin.

- au centre, celui du 3e Escadron, commandé par le capitaine Arnemann, renforcé de canons de 25 m/m du sous-lieutenant Parriaux.

- au nord-ouest, celui du lieutenant de Marne avec une partie de l'escadron motos et le peloton motorisé de l’adjudant-chef Merle.

Les abords sont tenus... la nuit arrive.

Pendant ce temps, le P.C. du Régiment a reçu un sévère bombardement d’avions en piqué à Farbus. Le lieutenant-colonel Poupel est appelé au P.C. de la division à 20 h. 30 pour prendre le commandement de tous les chars, le lieutenant-colonel Pinon ayant été grièvement blessé.

     

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La dernière mise à jour de ce site date du 03-janv.-2011