Panzer 38t (t) de la 7e panzer Division

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le général Erwin Rommel chef de la 7e panzer Division

 

 

 

 

 

 

Le 4e Regiment de dragons portés

EN ACTION près d’Arras

10 mai 1940, l'Allemagne envahie la Belgique et la Hollande, les blindés foncent vers la France, c'est la Blitzkrieg !.... La Guerre éclair !

18 mai 1940, sur le front

La poussée allemande s'accentue encore plus vers notre région, 5 divisions blindées, les 1re, 2e, 6e, 7e et 8e Panzer divisions sous les ordres des généraux Kleist et Hoth, forment le fer de lance du groupe d'armée « A » de Von Runstedt. Sur leurs arrières suivent les 5e et 10e Panzer divisions.

En Belgique, le groupe d'armée Von Bock entre dans Anvers et Bruxelles. Les troupes françaises et britanniques se replient et combattent sur l'Escaut.

En France, Saint-Quentin est capturé. Maubeuge tient encore.

La poussée fulgurante des blindés allemands a rejeté sur son côté droit les troupes françaises vers Cateau-Cambrai. Les blindés français résistent vigoureusement et apportent une certaine crainte au haut commandement allemand. Tandis qu'il fait freiner le Corps Hoth (auquel appartient la 7e Panzer division de Rommel) jusqu'à l'arrivée de renforts pour justement protéger ce flanc nord, les Corps Guderian et Reinhardt continuent leur percée vers l'ouest.

Le soir, les chars de la 1er D.L.M., sont aux prises avec l’ennemi du côté du Quesnoy. Ils tentent de se regrouper au nord de Cambrai.. Déjà des éléments reconstitués au nord du canal de la Sensée se placent entre Bouchain et Arleux.

La 3e D.L.M., fortement amputée de ses principaux éléments blindés, se place entre Biache-Saint-Vaast et Arras.

La peur gagne et pour l'apaiser, à Paris, le gouvernement en corps constitué se rend à Notre-Dame pour implorer l'intercession divine en faveur du succès de nos armées.

La 7e PZ division approche et, aux abords de Cambrai, son chef le général Rommel la fait stopper afin de laisser reposer ses troupes et réorganiser son ravitaillement qui ne peut plus suivre convenablement. Son intention est de pousser en avant dès le lendemain, il veut être aux abords d'Arras le 19 mai !...

Sur le front, le général Giraud est capturé.

 

19 mai

La 7e Panzer Division est à Cambrai. Depuis le début de la Campagne de France, elle n'a perdu que 35 morts et a eu 59 blessés. Elle a, par contre, capturé plus de 10 000 prisonniers et détruit une bonne centaine de chars français, 30 voitures blindées et 27 canons.

Le 25e Régiment de Panzers est entré dans la ville où il a été accueilli par la population courant autour des blindés et criant : « Voilà les Anglais ! ». Stupéfaction lorsque les soldats ont annoncé qu'ils étaient Allemands ! et désappointement de la foule qui disparut aussitôt !

Des éléments avancés de la Division foncent vers Marquion Sur la gauche de la 7e Panzer Division, les 6e et 8e Panzers traversent le Canal du Nord et forment une tête de pont à Inchy-en-Artois et à l'est de Beaumetz-les-Cambrai.

La 2e Panzer Division parvient à l'ouest de Combles et la 1re forme une tête de pont à l'ouest de Péronne.

Le mouvement des forces blindées allemandes se dessine en plus en plus. Elles remontent vers le nord par Cambrai, veulent gagner Arras, foncer vers la côte et couper les armées françaises et britanniques du Nord avec leurs arrières.

20 mai, 5 heures :

Le 25e régiment de Panzers commandé par l'oberleutnant Rothenburg, suivi par la Schwere Infanterie Geschutz Kompagnie (compagnie lourde de canons d'infanterie) commandée par le Hauptmann Fisher traversent le canal du Nord à l'ouest de Sains-les-Marquion, se dirigent rapidement vers Vis-en-Artois, Tilloy-les-Mofflaines et gagnent les hauteurs nord-ouest de Beaurains à 6 heures.

De nombreux soldats français sont capturés durant cette avancée.

Sur ordre du commandant de la Division, le 25e Panzer régiment prend position sur les deux côtés de Beaurains. La compagnie lourde de canons d'infanterie la renforce.

 

Arras, dans la nuit du 20 au 21 mai

Les différents incendies projettent d'immenses flammes, les services d'incendie ont bien tenté d'enrayer les dégâts, mais il leur est impossible d'être présents partout à la fois.

Parvenus un peu plus tôt à Douai, divers éléments de la 1re DLM et en particulier du 4e Régiment de Dragons portés (RDP), reçoivent à présent l'ordre de se diriger vers Arras. Un char Somua du 4e régiment de cuirassiers ouvre la marche, suivi d'estafettes motocyclistes chargés d'aller chercher des ordres de mouvement pour les unités auxquelles elles appartiennent. Derrière un convoi de camions vient chercher du carburant pour les chars et véhicules de la Division. Ils approchent de la ville et à Saint-Laurent-Blangy, tout ce détachement est arrêté par un barrage britannique.

Après bien des discussions il leur est permis d’entrer dans la ville. M. Hoyez, du 4e RDP appartenant à l'escadron divisionnaire antichars, connaissant bien la ville et la région, va alors être désigné pour prendre place sur le char et pour servir de guide.

Il se dirige d'abord vers la cour de la Petite Vitesse (SNCF, cour marchandises à Achicourt) et là, déception! Il n’y a pratiquement plus d'essence et de plus, tout le secteur a été bombardé dans l'après-midi. Tant bien que mal, on parvient à faire le plein de quelques camions qui aussitôt, repartent vers Douai.

Le char et les motos traversent alors la ville vide, éclairée par les incendies. Seuls au Pont de Cité, une dizaine de camions remplis de blessés civils et militaires sont stationnés.

Des plaintes, des pleurs, des cris sortent des bâches des pansements maculés de sang traînent autour des véhicules et ils sont seuls… car il n’y a aucun infirmier ni chauffeur avec eux. Les estafettes gagnent le petit séminaire, rue Baudimont, où des messages de l'état major français doivent être distribués.

A peine arrivés dans le hall d’entrée les hommes sont alors très mal accueillis par un vieux commandant qui ne ménage pas ses propos et les critiques pour les incessants replis de nos troupes. Un dragon alors excédé lui rétorque: « Si tu étais monté avec nous en Belgique, tu pourrais parler. »

Arrivent alors le général Prioux et son aide de camp. Le képi à la main, il s’avance vers le groupe et sans manière leur dit. « Voila les enfants, il faut ramener la DLM le plus vite possible par ici, car une bataille aura lieu demain entre Arras et Saint-Pol. »

Pour tous ces hommes qui rencontrent pour la première fois un officier supérieur si simple, c'est un peu le choc, l’émotion. Cela leur confirme bien que si la situation n'est pas désespérée, elle demeure extrêmement tragique. L’aide de camp remet à chacun les plis contenant les ordres de mission prévus et sans plus tarder, motocyclistes, tankistes, prennent congé pour les ramener dans leurs unités

 

Vis-en-Artois : 5 heures

Le gros de la 7e Panzer division est en arrière et son chef  le général Rommel décide de revenir sur ses pas pour rétablir les liaisons radio et faire progresser les autres unités de la division.

Il a avec lui, deux chars, sa section de commandement et une voiture blindée. Des tanks français venant de la région de Vitry-en-Artois prennent ce groupe insolite sous leur feu et détruisent les deux blindés. Les autres véhicules n'osent bouger pendant près de deux heures. Chance pour les Allemands les chars français n'approchent pas, mais ils apportent un sérieux retard à ce prestigieux général.

 

   

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La dernière mise à jour de ce site date du 03-janv.-2011