MAI-JUIN 1940, A DUNKERQUE, SE DEROULENT LES DERNIERS COMBATS RETARDATEURS POUR LA DEFENSE DE LA POCHE

LES REGIMENTS REGIONAUX LIVRENT LEURS DERNIERS COMBATS



La plupart ont combattu lors de "l'autre guerre".

 

 

 

Colonne de prisonniers en route vers l'Allemagne

 

SACRIFIES

 

A la mobilisation de septembre 1939, plusieurs corps de troupes sont formés avec les réservistes de la région, comme partout ailleurs en France. Sont également mises sur pied des formations régionales. Dans la région de Dunkerque, elles sont presque toutes rassemblées sous l'égide du secteur défensif des Flandres (S.D.F.) L’état-major a été créé en août. Le S.D.F. ne dépend pas du groupe d'armées N°1, qui se met en place le long de la frontière belge

           Le S.D.F. est commandé par le général de brigade Barthélemy. Durant l'automne, l'hiver et le printemps, les régiments régionaux de travailleurs R.R.T., les territoriaux flamands, les travailleurs espagnols (réfugiés en France après la victoire des nationalistes) ou "internationaux" qui composent le S.D.F. creusent des fossés antichars, s'écorchent les mains sur des réseaux de fil de fer barbelé, posent des mines, édifient de petits ouvrages fortifiés en brique recouverts de béton, car on manque de ciment.

           En janvier 1940, le S.D.F. devient S.F.F. (secteur fortifié des Flandres) le général Barthélemy peut s'estimer satisfait du travail de ses flamands, espagnols et "internationaux". Près de 400 petits ouvrages ont été construits.

Qui sont ces territoriaux qui constituent ces régiments ? Comment se sont-il comportés ?

           La plupart ont combattu lors de "l'autre guerre", ils sont commandés et encadrés par des officiers et des sous-officiers qui eux ont tous participé à la guerre 1914-1918. Ils sont âgés de 35 à 45 ans. Equipés de bric et de broc, ils montent la garde, surveillent les points stratégiques ou creusent et bétonnent pour édifier de petits ouvrages de défense.   

 

Les combats de Téteghem

           Dans le secteur Est de Dunkerque, A proximité du village de Téteghem, Entre le 1er et 3 juin 1940, Une partie des ces « Terribles Toriaux » formant le 14e R.R.T. et le 15e R.R.T.  ont livré combat afin repousser les assauts des Allemands qui menaçaient le flanc droit de deux bataillons du 137e R.I..

  

           La moindre défaillance pouvez ouvrir la route du port et des plages d'embarquement.

  

           Ils parviennent à tenir tête aux Allemands à Téteghem, à la ferme Decherf. Mais à la faveur de l'obscurité, l'infanterie ennemie franchit le canal sur des canots pneumatiques et force le passage à l'ouest de Téteghem, et réussit à s'emparer du village malgré la belle défense du I/137 dont les derniers hommes valides seront faits prisonniers un à un l'arme au poing. Tout comme les valeureux « Poilus » du 14e R.R.T seront fait prisonniers au pont de Steendham.

           L'opération "Dynamo", elle, est un succès. La défense énergique et le sacrifice des combattants français ont permis l ‘évacuation de 338 226 hommes dont 123 095 Français sur 848 bateaux allant du canot de sauvetage au croiseur.

           Dans la nuit du 3 au 4, dernier embarquement de 38000 hommes. Le dernier périmètre du camp retranché est tenu par les Français, du nord au sud : le 8e Zouaves, le 92e G.R.D.I., le 137e R.I., les soldats du Secteur Fortifié des Flandres, le 341e R.I., le 59e G.R.D.I. et le 225e R.I..

           Ce qui fit dire plus tard par la propagande de Vichy "que les Anglais avaient foutu le camp laissant tomber les Français "

"Le miracle de Dunkerque"

           A ceux qui, dans les dernières heures, se battirent sans esprit de recul aux lisières mêmes de la ville pour protéger les derniers embarquements, au moment où les Français se retrouvèrent seuls en ligne sur le périmètre du camp retranché - (Jacques Mordal)-  

 

           Partout où ils ont été obligés à s'engager dans les combats "les Anciens" ont su montrer aux jeunes leurs valeurs, et ce malgré l'équipement déficitaire et l'ambiance générale de défaite. L’un de ces « anciens » qui venaient de se battre comme en 14 et partaient en captivité, loin des siens, en Allemagne… N’était autre que mon grand-père.

 

 

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La dernière mise à jour de ce site date du 29-déc.-2010